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 « le musulman mon prochain » : supercheries des missionnaires

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fleurdislam
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Religion : Islam
Sexe : Féminin Messages : 73

MessageSujet: « le musulman mon prochain » : supercheries des missionnaires   Sam 18 Avr - 13:18

Charles Marsh :

En France, en rencontrera des musulmans dans différents milieux, mais il y a deux catégories principales : les étudiants dans les universités et la masse des travailleurs. Chaque musulman porte l’empreinte de son pays d’origine, mais les fondements de sa foi sont ceux de ses frères musulmans, et à beaucoup d’égards, la méthode d’approche sera la même. Les étudiants venants de pays musulmans de l’Islam, prétendant avoir rompu avec leur religion et n’avoir aucune crainte de Dieu. Il est probable que la seule que la seule façon de toucher le cœur d’une telle personne sera de lui parler dans sa langue maternelle, mais si ce n’est pas possible, on pourra l’approcher de la même façon que l’on approche les étudiants  européens agnostiques. On se rendra très vite compte à quelle point ses déclarations sont démenties par le véritable état de son cœur et de son esprit, qui conservent probablement une certaine crainte de Dieu.
Certains musulmans manifesteront un zèle étroit et fanatique alors que d’autres se montreront bienveillants et prêts à écouter. Dans les pays occidentaux, les musulmans sont en minorité : ils pourraient donc avoir des doutes quant aux motifs qui pousseraient un chrétien à désirer leur amitié. Toutefois, en Europe, où ils ne sont plus soumis à l’ambiance islamique, ils peuvent plus facilement rompre avec les traditions et les liens familiaux qui les empêcheraient d’accepter le Sauveur. On abordera toujours les femmes d’une autre façon que les hommes, tout comme l’approche d’un musulman cultivé différera de celle d’un illettré. Dans ce dernier cas, il faut veiller à ne pas instruire les musulmans dans leur propre religion lorsqu’on discute du pour et du contre du christianisme et de l’Islam. Bien des missionnaires ont précisément fait cela à leur insu.
Dans beaucoup de pays islamiques, les masses ont encore une connaissance bien superficielle de leur religion. Elles récitent le témoignage de Mohamed, suivent les prières musulmanes, et observent le jeûne du ramadan, mais c’est tout. Bien que nous devions savoir ce que les musulmans croient, notre but ne consiste pas à comparer des religions, mais amener chacun à un engagement personnel vis-à-vis de Jésus-Christ.

Le musulman n’a pas honte de dire ce qu’il croit : c’est une de ses caractéristiques, il aura toujours le courage de ses convictions. Le musulman n’hésitera pas à vous pousser à répéter le témoignage de Mohamed pour vous convertir à l’Islam. Il admire cette ardeur et cette franchise chez autrui ainsi que cette confession publique de la foi. N’essayons pas de lui cacher les vérités de la Bible, de les altérer et de les ajuster « à la musulmane ». l’Islam et le christianisme sont diamétralement opposés et il est impossible de rechercher une foi commune en adaptant le message chrétien à la pensée islamique. Le musulman a l’esprit vif et a vite fait de déceler toute tentative pour camoufler ou pour arranger la vérité. Le docteur Zwemer a dit un jour que l’on pouvait tout dire à un musulman pourvu que ce soit avec amour et avec le sourire. Ce dernier admire l’homme qui seul au milieu d’une foule d’adversaires musulmans a le courage de ses convictions et n’hésite pas à dire toute la vérité. Mais il est d’une importance capitale qu’une fois exprimée, cette conviction soit étayée par une vie conséquente.

b. Le prosélytisme
L’armada protestante

Le pasteur anglican Samuel Zwemer se trouve au cœur d’une polémique 1571 . Le Man…r a traduit une de ses publications et intitule son article « Les espoirs des missionnaires ou leurs supercheries » 1572 . Ce pasteur est bien connu des milieux musulmans car un autre de ses articles est publié par la revue d’al-Azhar sur lequel nous revenons plus bas. Le message de Zwemer est limpide : l’islam est en perte de vitesse, le temps de l’évangélisation est arrivé. Le reste du texte est un argumentaire destiné à confirmer son idée directrice. À travers des exemples le pasteur entend démontrer la faiblesse de la religion islamique. L’instabilité que connaît le Proche-Orient est liée au manque de convictions religieuses et non pas à des raisons politiques, sociales ou économiques 1573 . La prédication est plus que jamais possible car les musulmans sont prêts à recevoir le message. Les études théologiques sur Jésus connaissent de grands progrès : « Ce qui est plus encourageant encore c’est cette ouverture sans précédent aux enseignements du Messie, surtout parmi les écoliers et professeurs d’al-Azhar et au niveau de toutes les catégories populaires. » 1574 Puis il développe son analyse, le musulman a compris que Dieu ne combat plus pour l’islam car il voit les juifs retourner en Palestine et les chrétiens sortir de l’humiliation. L’esprit critique commence à se développer si l’on en croit les biographies non hagiographiques qui se développe sur le prophète de l’islam et les nouvelles interprétations du Qur’…n comme celle du Man…r, ce mouvement est renforcé par l’accès des intellectuels aux publications en langues européennes comme les écrits de Lammens ou encore de Caétani 1575 . Il conclut par une description du statut de la femme : le port du Ÿi‰…b est en diminution, la situation est favorable à l’abolition de la polygamie et de nouvelles lois sur le divorce sont en projet. « Dans cette démarche les missionnaires peuvent découvrir des partisans et des alliés dans les couches éduquées de musulmans dont les tendances et les idées ne sont plus en harmonie avec le dogme de leurs parents et de leurs ancêtres. » 1576
L’article de Zwemer ne présente aucune originalité en tant que discours missionnaire sur le monde musulman. La thématique de la déliquescence de l’islam se retrouve chez Renan dès la fin du XIXèmesiècle. La prédication religieuse, déclarée ou non, est l’objet de mesures restrictives dans les territoires sous domination française, mais également dans d’autres pays. La propagande religieuse est interdite par les autorités. Quant au développement de l’esprit critique, il ne doit, pour le missionnaire, s’exercer qu’au détriment de l’islam. l’accès aux écrits occidentaux n’a suscité que chez peu de musulmans le rejet de leur appartenance religieuse. Bien au contraire, nous le verrons, ils s’en sont servi pour critiquer le christianisme. De plus, Zwemer n’a pas dû lire les commentaires qur’…niques du Man…r car il n’aurait pas tiré ses conclusions. Quant à son analyse du statut de la femme, grand leitmotiv des missionnaires, elle est abusive. En effet, le pasteur n’a dû parcourir que les quartiers européens des villes arabes pour écrire que le port du Ÿi‰…b est en diminution.
Ce texte de propagande n’a pu qu’heurter les musulmans et la réplique de Raš€d Ri£… est ferme. Selon lui Zwemer prend ses désirs pour la réalité. Il rappelle que la guerre, lors de laquelle la barbarie européenne s’est exprimée, n’a pas contribué à renforcer le respect des peuples musulmans à l’égard de l’Europe.
Ce phénomène est général et s’étend à tous les empires coloniaux. La mission civilisatrice de l’Europe n’a plus de légitimité pour des colonisés qui réalisent l’étendue du premier conflit mondial. Le crédit de l’Europe est entamé. L’Occident a montré la sauvagerie dont il est capable. La civilisation européenne n’est pas supérieure aux autres et ne peut revendiquer aucune tutelle sur les autres peuples. Sa supériorité technique ne lui a servi qu’à mener une guerre fratricide. De plus, le règlement de la paix porte en lui de cruelles déceptions pour les assujettis. Les promesses de changement ne sont pas tenues et la période est à la fondation de mouvements politiques qui radicalisent leurs revendications.
Les missionnaires apparaissent plus que jamais aux yeux de l’élite traditionnelle comme les agents de l’impérialisme européen 1577 . La vision du monde musulman chez un Zwemer est le pendant religieux de celle des dirigeants politiques européens qui sous estiment les revendications nationalistes. Les missionnaires ont tendance à confondre défaites politiques et abandon d’une identité religieuse pluriséculaire. Il est aussi probable que la situation de l’Europe en voie de déchristianisation et la fréquentation en Orient de microcosmes culturels leur donnent une vision erronée de la situation générale.

Notes
1571.
Ce pasteur de l’Église réformée américaine (1867-1952) est l’un des adversaires les plus virulents de l’islam. Entre 1890 et 1912, il est missionnaire au service de son Église dans le golfe persique. De 1912 à 1929, on le retrouve au Caire où il travaille en étroite collaboration avec les presbytériens américains. Ses nombreux voyages dans tout le monde musulman (Afrique du Nord, Syrie, Mésopotamie, Perse, Chine, Indes hollandaises et anglaises, etc.) lui servent dans la rédaction de ses livres. Sa réflexion se retrouve aussi à travers la publication d’une revue trimestrielle, The Moslem World, à partir de 1911, qui fait de lui le chef de file de la mission protestante auprès des musulmans. En 1930, il obtient une chaire d’enseignement pour l’histoire des religions et de la mission au séminaire théologique de Princeton (New Jersey). Notice biographique : Die religion geschicht und gegenwart, Z.C.B. Mohr (Paul Siebeck), 2ème éd., t. V, col. 2148, Tübingen, 1931.
A. Neely, « Zwemer, Samuel Marinus », in G.H. Anderson (éd.), Biographical dictionary of Christian missions, Londres – Mexico – New Delhi – Singapour – Sydney – Toronto, Simon & Schuster and Prentice Hall International, 1998, p. 763. Il reste professeur au séminaire de Princeton jusqu’en 1937, puis enseigne à New York au séminaire biblique. Son œuvre principale reste The Moslem World dont il est l’éditeur pendant 37 ans. Sa production sur l’islam est considérable (The Moslem doctrine of God. Essay on the character and attributes of Allah according to the Koran and orthodox tradition, Londres, Oliphant, 1905 ; The vital forces of Christianity and Islam, six studies by missionaries to Moslems, Londres, Morisson, 1915, etc.). Controverse et apologétique en constituent les deux grandes orientations.
1572.
Al-Man…r 22, 4ème partie, 1921, p. 313-314.
1573.
Raš€d Ri£… dénonce la tiédeur religieuse et, dans la mouvance du mouvement réformiste, en appelle à un retour à l’islam véritable.
1574.
Al-Man…r, art. cit., p. 313. Au début de l’année 1940, une campagne de presse anti-missionnaire dénonce certains agissements des missionnaires, dont Le Rayon d’Égypte rend compte en avril 1940, dans sa revue de presse sous le titre « Le prosélytisme missionnaire » : « C’est pour cela que les missionnaires étaient soucieux d’attirer les azharistes dans les spectacles et les conférences par les moyens les plus variés. Une fois réunis ils en prenaient des photographies dans un décor d’église ou d’école, puis les envoyaient à des correspondants qui publiaient ces photos entre deux pages, dont l’une faisait appel à la christianisation des ulémas et l’autre faisait allusion à la nécessité de doubler les subventions. »
1575.
Al-Man…r, art. cit., p. 314.
1576.
Ibid.
1577.
Toujours dans la lignée de la campagne de presse anti-missionnaire de 1940 dans Le Rayon d’Égypte, art. cit. « Le prosélytisme missionnaire et le commerce ont été les avant-gardes, les éclaireurs de la colonisation politique [...] » et bien d’autres.
http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2001.saaidia_o&part=178965

Zwemer* était le chef des missionnaires chrétiens :
c’est lui qui envoyait les missionnaires vers les pays Arabes. Il leur dit : il n’est pas possible que le musulman se convertisse au christianisme et le musulman ne peut renier sa religion que si c’est vous qui leur enseignez les sciences, les sciences occidentales. Ce qui est important c’est que vous appreniez aux enfants des musulmans de manière à ce que vous leur placiez dans leur for intérieur des ambiguïtés sur leur religion et que vous les fassiez renier leur pays dans leur for intérieur. Afin que lorsque l’un d’entre eux ait appris et qu’il soit en charge d’un institut dans son pays que la seule chose qui le préoccupe soit son désir et que s’il amasse de l’argent que ce soit pour ses désirs et que s’il est à la tête d’un institut ce soit pour ses désirs et qu’ensuite il n’ait plus de religion et n’ait plus de lien avec son Créateur. C’est de cette manière que vous arriverez à coloniser les pays mohammadites (les pays musulmans)."

Et il dit une autre fois dans un sermon :

"L’Islam est comme l’arbre qu’il faut couper avec ses branches et ses branches sont les enfants des musulmans. Apprenez-leur jusqu’à ce qu’ils vous aident à couper l’arbre de l’Islam dans leurs pays. Vous n’êtes pas capables de le couper mais apprenez à leurs enfants qui vous aideront à déraciner l’Islam dans leurs pays.
"
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