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 Biographie des Prophètes

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MessageSujet: Biographie des Prophètes   Sam 31 Mar - 10:53

Bonjour à tous,

Après avoir présenté les critères de la prophétie authentique, il me semble important d'illustrer ce que Dieu nous enseigne pour distinguer le prophète réellement inspiré des charlatans et des menteurs. Pour cela, je vous propose dans ce fil, une biographie de chacun des prophètes que Dieu a envoyés à son peuple pour leur annoncer la venue de Jésus-Christ.

Je commence par le saint prophète Isaïe dont les prophéties relatives à Jésus-Christ sont complètes et d'une précision inégalée.

J'espère que cela éclairera les lecteurs musulmans : j'ai pu constater que l'islam ignore quasiment tout du prophétisme véritable, de ses caractéristiques, de ses fondements, de son origine et de sa finalité.


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Yesa’yâhu qui signifie « Yahwé sauve ». Dénomination providentielle puisque qu’Isaïe est, par excellence, le prophète du salut opéré par le Seigneur.
Fils d’Amos (1,1) qui aurait été le frère du roi Amasias, père du roi Osias. Il est de famille royale et la majesté est bien ce qui convient à son ministère prophétique.

Il habite Jérusalem (7, 1 ss ; 22, 15 ss et ch. 37 à 39), marié et père de deux enfants (7, 3 & 8, 3). Il nous apprend dès le début de sa prophétie (1,1) qu’il prophétisa sous les règnes d’Ozias (809-758 avant JC), de Joatham (758-741), d’Achaz (741-729) et d’Ezéchias (729-698). Mais il ajoute (6,1) qu’il reçut sa mission prophétique l’année de la mort d’Ozias. Son ministère prophétique dura 60 ans. Son tombeau se situait à Panéas, puis ses reliques furent transportées à Constantinople en 442, sous le règne de Théodose II.
On comprend dès lors la grande considération et la grande influence du saint prophète Isaïe auprès des rois de Juda et de son peuple. On sait aussi par 2 Ch. 26, 22 qu’il composa un récit complet du règne d’Ozias, en plus du recueil de ses prophéties mais cet ouvrage est malheureusement perdu. Il est l’auteur de « la Vision d’Isaïe » (2 Chr 32, 32) contenant une histoire du règne d’Ezéchias et qui correspond aux chapitres 28 à 39 du livre d’Isaïe.

Une ancienne tradition juive, admise par les Pères de l’Eglise, lui attribue la mort glorieuse d’un martyr. Le roi impie Manassès l’aurait fait scier en deux. Il est fait référence à ce supplice dans l’épître aux Hébreux 11, 37.
Isaïe dénonça avec une sainte liberté les troubles et l’impiété de son temps. Si Juda était prospère sous les règnes d’Ozias et Joatham, en revanche, la misère morale était grande et l’idolâtrie courante. Juda fut envahi par les rois de Syrie et d’Israël (les 2 royaumes étaient divisés). Le roi de Juda Achaz acheta à grand prix la protection du roi assyrien Téglath-Phalasar. Au temps d’Isaïe, la Palestine se trouvait entre 2 grands empires rivaux : l’Égypte et l’Assyrie qui se disputaient l’hégémonie dans l’Asie occidentale et le peuple eut à souffrir de la guerre les opposant. Durant le règne de Joatham, il semble que le prophète se soit tenu dans une certaine retraite puisqu’aucune prophétie ne date de cette époque. Sous le règne d’Achaz, qui succède à Joatham, Isaïe intervient dans une circonstance critique pour la Judée : Jérusalem est menacée par les rois de Syrie et d’Israël. Mais c’est sous le règne d’Ezéchias dont il était l’ami et le conseiller qu’Isaïe exerça son ministère prophétique avec le plus d’éclat, soutenant le prince dans la maladie et le conseillant dans les moments difficiles de son règne, en particulier l’invasion de Sennachérib..

Le livre d’Isaïe se divise en 2 grandes parties : les 49 premiers chapitres ont pour thème la menace des châtiments divins ; les chapitres 50 à 66 évoquent la consolation de la divine miséricorde.

Les oracles d’Isaïe sont également repris par d’autres prophètes : Jér 10, 1-6 et Is. 40, 19-20 ; Jer 25, 15 et Is 51, 17 ; Jer 31, 35 et Is 51, 15 ; Nah 1, 15 et Is 52, 7 ; Nah 2, 1 et Is 52, 1 ; Nah 3, 7 et Is 51, 19 ; Soph 3, 10 et Is 18, 1 ; 60, 20 ; Soph 2, 14-15 et Is 34, 13-15, 47, 8-10 ; Zach 7, 4-7 et Is. 58, 5

La perfection de ses prophéties concernant Notre Seigneur Jésus-Christ lui vaut le surnom d’ »évangéliste de l’Ancien Testament ». Il décrit de la manière la plus sublime et le plus complète la personne et l’œuvre de Jésus-Christ.
Nul prophète ne fut plus riche au point de vue du temps : passé, présent et avenir sont décrits avec une netteté remarquable, embrassant bien au-delà d’Israël, les nations voisines, Egypte, Assyrie, Chaldée, Europe. Son livre est une encyclopédie où tout est évoqué : politique et religion, guerre et paix, joie et tristesse. Son style est noble et énergique, poétique et riche en images. Concis et grave quand il menace, doux et brillant quand il annonce le salut messianique.
Dans l’Eglise catholique, sa mémoire est fêtée le 6 juillet.

Vocation prophétique : le récit de la vocation et de la consécration prophétique de Saint Isaïe se trouve dans son livre au chapitre 6, 1-13. Elle eût lieu en 758 avant notre ère. Il contemple la gloire de Dieu, dans son Verbe. Le chant des séraphins est le célèbre « Trisagion » : il s’agit de proclamer la parfaite sainteté de Dieu Père, Fils et Saint-Esprit (Trinité). La réaction du prophète face à la sainteté de Dieu est la conscience de sa propre nature pécheresse mais son humble confession, au verset 5, lui vaut un pardon complet (v.6-7) dont il reçoit le signe. A nouveau au v.8, Dieu, révélé en sa Trinité prend la parole pour demander qui envoyer au peuple. Maintenant qu’il est purifié, le saint prophète se propose : « me voici, envoyez-moi » (v.8)

Annonces de Jésus-Christ

• L’Emmanuel et sa naissance virginale : 7, 1-8, 4
• L’Emmanuel et les consolations qu’il procurera à ses amis fidèles : 8, 5-9,7
• Le règne de l’Emmanuel : 9, 1-7
• Le règne universel et pacifique du Messie : 11, 1-12,6
• Annonce de la prédication de Saint Jean-Baptiste, précurseur du Christ : 40, 3-5
• Le chant du Serviteur, médiateur d’Israël et lumière des païens : 42, 1-43, 13
• Les humiliations et les gloires du Serviteur de Yahwé : 49, 1-57, 21
• Le chant du Serviteur souffrant : 53, 1-3
• Mort et sépulture du Serviteur : 53, 7-9
• Gloire et exaltation du Serviteur : 53, 10-12
• Le Christ auteur et médiateur de la consolation et de la rédemption : 51, 1-11
• Le zèle du Christ pour le perfectionnement de Sion : 52, 1-12

Christ est réssuscité !

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Paulo
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MessageSujet: Re: Biographie des Prophètes   Sam 31 Mar - 13:46

Jésus lui-même a dit qu'il était venu "accomplir la loi ET LES PROPHETES". Ors il commence sa mission, en ouvrant à la synagogue "le livre du prophète 'Isaïe".

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MessageSujet: Le prophète Jérémie   Dim 1 Avr - 15:53

JEREMIE

Îrmeyâhû : son nom signifie « celui que Dieu a élevé ».

Fils d’Helcias, il était de lignée sacerdotale. Il naquit à Anathot, dans le territoire de Benjamin au nord-est de Jérusalem. Il appartenait à une famille aristocratique car les rois et les grands le considéraient avec égard (Jér 26, 10, 16-17, 24 ; 36, 19 ; 40, 5-6) ainsi qu’auprès des Chaldéens (Jér 40, 1-4). Il eut pour secrétaire Baruch, également de condition élevée.
Il reçut une éducation dans l’attachement à la Loi de Moïse et s’appliqua tout particulièrement à l’étude des Saintes Ecritures, notamment les prophéties d’Isaïe et de Michée. Il eut plusieurs disciples dont Baruch et Saraïas, les fils de Nérias, gouverneur de Jérusalem.
Il était encore jeune lorsqu’il fut appelé au ministère prophétique (Jer 1, 6)  en la 13ème année du règne du roi Josias (Jér 1, 2 & 25,3), le réformateur. Cela correspond à l’année 627 ou 626 avant notre ère et 5 ans avant la découverte du livre de la loi dans le Temple par le grand-prêtre Helcias.  Jérémie  demeura célibataire (Jer 16, 2), mena une vie austère et il prophétisa sous le règne de 5 rois, pendant 40 ans.
Jérémie vécut en des temps troublés où le royaume de Juda est sous la menace des Egyptiens et des Chaldéens.

Après avoir défait Pharaon, le roi de Babylone assiégea Jérusalem. Jérémie voulut se réfugier dans sa ville natale d’Anatoth mais il fut arrêté, emprisonné et maltraité ( Jér 37, 11-20). Le siège fut terrible, provoquant famine et épidémies (Jér 38, 2 ; 2 Rois 25, 3). La ville de Jérusalem tomba au bout d’un an et demi. Nabuchodonosor délégua un de ses officiers Nabuzardan pour détruire et piller la ville. Le Temple fut saccagé et la population emmenée en captivité (Jér 52, 6-7, 12-27 ; 2 Chr 36, 17-20, 2 Rois 25, 4-5, 7-21). Après le pillage, les Chaldéens confièrent le gouvernement à Godolias et Jérémie devint son conseiller (2 Rois 25, 22 ; Jer  40, 5). Mais Godolias fut assassiné par Ismaël (2 Rois 25, 23-25 ; Jer 40 7-16). En 581 avant Jésus-Christ, le peuple tenta une dernière révolte qui se solda par une défaite qui consomma la ruine du royaume de Juda.

Sous Josias (639-609 avant Jésus-Christ) :
de sa vocation prophétique en 627 au décès de Josias, il s’écoule 18 ans. Jérémie fut en butte aux persécutions de ses compatriotes et de ses proches (Jér 11, 21 ; 12, 6). Il combattit la stratégie de rapprochement avec le Pharaon Nechao (Jér 2, 8, 36). Après la mort de Josias, Jérémie ne voit que le trouble et la confusion au sein du peuple juif (Jér 22, 3, 16).

Sous Joachaz (609-608) :
Jérémie vit dans le silence et la retraite (Jér 22, 11-12)

Sous Joakim ( 608-597) :
le parti proche des Egyptiens est très puissant mais Jérémie annonce que l’Egypte sera impuissante à protéger Jérusalem (Jér, cha. 18, 19 & 22). La 1ère année du règne de Joakim, il faillit être victime de la fureur populaire et échappa à la mort par l’intervention des princes de Juda (Jér 26). En 604, à la suite du désastre de Charcamis, Jérémie fit promulguer par son disciple Baruch tous les oracles divins. Devant l’émoi du peuple, Joakim fit brûler le livre (Jér 36) et Jérémie dicta une seconde fois ses oracles à Baruch (Jér 45). Le prophète annonce que la captivité durera 70 ans (Jér 25, 8-12).

Sous Jéchonias (597-596)  : le prophète annonça à ce roi éphémère, les malheurs qui lui étaient réservés et ses oracles se réalisèrent (Jér 22, 24-30).

Sous Sédécias (596-586) : Jérémie annonce le châtiment du peuple (Jér ch. 24) et la consolation des captifs de Babylone (Jér ch. 29). Consulté en secret par Sédécias (Jér 38, 18), Jérémie déclare qu’il n’échappera pas aux coups des Chaldéens. Au moment de l’invasion chaldéenne, il essaie de fortifier le courage des Juifs. Il achète alors un champ à Anatoth (Jér 32, 6-9) parce que Dieu lui avait annoncé (Jér 22, 15) la prospérité future du pays sous le règne du Messie (Jér 33, 11, 16-18). Après la prise de Jérusalem, Jérémie fut délivré de prison et il se retira à Masphath (Jér 40, 6). C’est là qu’il composa ses Lamentations sur les ruines de la cité sainte.
Après le meurtre de Godolias, Jérémie conseilla au peuple de rester tranquille en Judée (Jér, ch 42) mais le peuple ne l’écouta pas et l’accusa de trahison, avec Baruch (Jér 43, 3) et ils furent emmenés en Egypte (2 Rois 25, 26 ; Jér 41, 16-18). Jérémie s’installa à Taphnès, en Basse-Egypte (Jér 44, 1). C’est là qu’il prononça ses derniers oracles (Jér 43, 8-13) et il fustigea l’idolâtrie des Juifs (Jér, ch. 44). Il fut lapidé à Taphnès par les Juifs irrités de sa prophétie. Hébreux 11, 37 est une allusion à la mort de Jérémie, ainsi qu’à celle d’autres prophètes (Isaïe).

Par sa vie, Jérémie fut la figure même de Jésus-Christ, de ses souffrances et de sa passion. De nombreux passages s’appliquent aussi bien à Jérémie qu’au Christ, par exemple : Jérémie 11, 19.
Il a prophétisé en termes clairs et précis l’œuvre du Messie, l’établissement d’une Nouvelle Alliance qu’il est le premier, parmi les prophètes de l’Ancien Testament à appeler ainsi (Jer 31, 31-33 ; comparer Hébreux 8, 8).
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MessageSujet: le prophète Ezéchiel   Mar 3 Avr - 10:33

EZECHIEL


Yehézq’êl signifie « force de Dieu » ou « celui que Dieu rend fort ». Il est fils de Buzi, un prêtre et prêtre lui-même (Ez. 1, 3). Il avait environ 25 ans lorsque Jérusalem est prise par Nabuchodonosor (Ez. 1,1) et qu’il fut emmené en captivité avec le roi Jéchonias et les élites de la nation (2 Chr. 25, 12-17). Il se fixa à Tell-Abib, au sud-est de Babylone. On a découvert de nombreux contrats en langue cunéiforme, dans les ruines de la ville de Nippour, voisine de Tell-Abib. Beaucoup de noms juifs y figurent attestant que beaucoup de captifs s’y étaient établis.

Ezéchiel se marie (Ez 24, 16-18) et sa maison devient le rendez-vous des exilés. C’est là qu’il fut appelé à la prophétie et exerça son ministère qui dura 22 ans, de 592 à 570 avant Jésus-Christ. Il devient prophète la 5ème année de la captivité, il avait donc 30 ans. Les 3 premiers chapitres du recueil de ses prophéties décrivent sa vocation et sa mission. Contemplant la gloire du Seigneur, il devait annoncer sans crainte au peuple apostat. Il commença son ministère par un silence gardé pendant 7 jours.

Il pose des gestes prophétiques et symboliques pour témoigner du jugement de Dieu sur son peuple. Il dessine Jérusalem sur une brique et se couche contre cette image 390 jours sur le côté gauche puis 40 jours sur le côté droit : les premiers pour les iniquités d’Israël et les seconds pour les iniquités de Juda.

Au 12ème jour de son ministère prophétique, il va prendre la parole pour expliquer le sens de ces gestes prophétiques (Ez chapitres 5,5 à 7) : Israël et Juda seront détruits. Dans les chapitres 7 à 11, Ezéchiel a une vision saisissante du péché capital d’Israël et du châtiment qui approche : l’idolâtrie perpétrée dans le Temple même du Seigneur. Seuls ceux marqués du sceau (thav +) échapperont à l’anéantissement. Il joint à cette vision l’annonce de la conversion et du futur rétablissement d’Israël.

Aux chapitres 12 à 20 (qui correspondent aux années 591-590), il prophétise en action contre Sédécias, contre les faux prophètes, les faux docteurs et contre les exilés qui adorent des idoles en secret. Dans une parabole, il retrace l’histoire des adultères spirituels d’Israël et des miséricordes de Dieu. Il fustige la politique maladroite des derniers rois d’Israël avec la Chaldée et l’Egypte qui les entraînera à leur perte. Toutefois, un rameau subsistera.

Entre 590 et 588 avant Jésus-Christ, l’appel d’Ezéchiel se fait plus pressant, il dénonce les péchés d’Israël : idolâtrie, injustice envers le prochain. Pour avoir imité les pratiques idolâtres de l’Egypte et de l’Assyrie, Israël sera livré en pâture à ces nations (Ez. Chapitres 22 à 23). Ces prédications prennent fin le jour même où Nabuchodonosor met le siège devant Jérusalem. C’est aussi ce jour-là que l’épouse d’Ezéchiel meurt : Ezéchiel annonce aux captifs que le jour où la ville sainte tombera, ils ne devront pas porter le deuil.
Telle est la première partie de la vie et du ministère d’Ezéchiel qui se termine par la catastrophe finale de la prise de Jérusalem.

La seconde partie de sa prophétie a pour objet la restauration future d’Israël et son glorieux avenir. En 587 avant Jésus-Christ, il commence par prophétiser contre l’Egypte qui n’est qu’un faux espoir pour le peuple (Ez 29, 1-16 et 30, 1-19). En 586 avant Jésus-Christ, il prophétise contre Assur (Ez chapitres 30 et 31). Il prédit ensuite la chute de Tyr (Ez Chapitres 26-28). Puis, il recommence à parler à Israël (Ez Chapitres 34 à 39) pour annoncer que son relèvement viendra par une grande transformation : le Messie pasteur, l'Esprit faisant rentrer la vie où était la mort, le vrai Dieu anéantissant en Terre Sainte Gog et son armée (Ez chapitres 34-39). Peu après, le premier du douzième mois, mais toujours de la même année, il revient à Pharaon, dont il prédit la ruine imminente dans une élégie achevée en quatorze jours dans laquelle il le représente au fond du se'ol, avec les ennemis de la théocratie, Assur, Elam, Mosoch, Thubal, Edom, Tyr, Sidon, réunis autour de lui. (Ez 32, 1-16,17-32). Il semble ensuite que son ministère se soit interrompu pendant 14 ans pour reprendre en 572 avant Jésus-Christ.

Prophétie très caractéristique du reste, car c'est la grandiose vision offerte à l'esprit du prophète, amené sur une haute montagne, vision du nouveau Temple, du culte nouveau et de la Terre Sainte divisée régulièrement entre les tribus, Yahvé, la ville, les prêtres et le prince. Vision de la fin répondant a la vision inaugurale (Ez Chapitres 40 à 48). La dernière prophétie que l’on ait de lui est de l’année 570 avant Jésus-Christ : c'est celle qui « donne à Nabuchodonosor, roi de Babel, la terre d'Egypte comme solde de son armée, pour les travaux » mal payés du siège de Tyr (Ez 29, 17-21). Nabuchodonosor descendit, en effet, en Egypte vers ce temps.
Il fut en relation avec le prophète Jérémie qui était prêtre comme lui et il fut mis à mort par un chef de son peuple, que ses prophéties contre l’idolâtrie irritaient. Il fut enseveli dans le tombeau de Sem et d’Arphaxad, non loin de l’Euphrate.

Le prophète vécut dans des temps de malheurs et de colère. Le royaume d'Israël n'était plus. Le royaume de Juda allait cesser d'être : il tombait en agonie. Sa ruine, était causée par les péchés du peuple, idolâtrie, injustice, corruption (Ez chapitre 20). II le savait. Les prophètes, Jérémie entre autres, le lui répétaient sans cesse. Le peuple  s'obstinait à croire, malgré les deux terribles visites que lui avait déjà faites Nabuchodonosor, que des temps glorieux allaient se lever pour lui. Le joug de Babel serait brisé. L'Egypte y aiderait. Juda nécessairement redeviendrait grand et prospère. D'ailleurs la ville, le Temple pouvait-il donc périr? Le mal était que des faux prophètes, en Judée, en Chaldée, exaltaient ces rêves ( Jer chapitres 27 à 29). Ezéchiel les eut pour adversaires (Ez chapitre 13). II s'attache à convaincre les exilés, ses frères, comme Jérémie du reste dans la mère patrie, de l'inanité de ces espérances. "Vaine l’espérance du renversement de Babylone. Vaine l'espérance du relèvement d'Israël. Le châtiment est inévitable. Avec quelle obstinée énergie, quel réalisme de paroles et d'actions il dénonce le crime et la peine, c'est ce que montre la première partie de son histoire. — La seconde partie révèle une autre face de sa mission. II continue, la catastrophe arrivée, de publier la folie d'espérances qui ne veulent pas mourir. Mais, pour arracher ses concitoyens à la fascination des cultes chaldéens et au péril de croire que Dieu, leur Dieu, avait été vaincu par Bel ou Merodach, il ouvre devant leurs yeux les éblouissantes perspectives de la formation d'un Israël nouveau, avec le Messie lui-même pour roi. II en décrit, dans des images qui demeureront classiques, la ville, le culte, les rites, la terre ou seront admis les étrangers, et l'histoire, que clora la victoire finale de Yahvé sur le monde de ses ennemis. On pourrait presque dire que « les destinées du monothéisme furent remises toutes, pendant un temps, entre ses mains ». Un mot cent fois répété par lui l'exprime heureusement: « Et ils sauront (vous saurez) que je suis Yahvé. » Yahvé est le nom de Dieu en tant qu'il a fait alliance avec Israël. Il  signifie « Celui qui est », partant l’immuable, le fidèle. II désigne donc la fidélité à l'alliance, aux menaces comme aux promesses. Ezéchiel a été suscite pour faire resplendir à ce double égard cette fidélité. II est le prophète de la fidélité divine. Son action si extraordinaire, n'a pas été sans effet. II n'a pas sans doute détourné le châtiment tant de fois prédit : sa mission ne le comportait pas mais du moins a-t-il ramené à Yahvé pour toujours Israël abattu et humilié. A dater de cette époque, l'idolâtrie décrût et cessa définitivement en Israël. On revint à la scrupuleuse observation des lois de Moïse, comme le prouvent : 1° les offrandes envoyées au Temple par les exilés (Bar ch.1, 6, 7, 10-13); 2° la belle prière qui se lit Bar 1, 15-3, 38, et 3° le fait que nul reproche d'idolâtrie n'est adresse aux Juifs rentrés de captivité par les trois derniers prophètes. Tel fut le rôle d'Ezéchiel, telle la manière dont il le remplit.

Prophéties messianiques.
— Quelques-unes regardent la personne, les autres le royaume du Messie.  II y a des raisons de penser que, dans la vision du char, celui qui est assis sur le trône, (Ez 1, 26-27) est le Messie lui-même : l'analogie des textes le prouve (Is 6, 1 et Dan 7, 13 et Apoc 1, 13-16). Ce roi, le Messie certainement, sera le « Pasteur » d'Israël. Image employée pour marquer la nature débonnaire de son gouvernement et les biens apportés par lui, qui sont la sainteté, la paix, la sécurité, «des pluies de bénédictions. » (Ez 34, 23-31).
Telle est la personne du Messie dans Ezéchiel. Son royaume y est aussi décrit  1. par des traits particuliers, 2. dans la divine synthèse qui ferme le livre. — Ce royaume est formé d'Israël, mais aussi des peuples convertis qui lui sont unis, union symbolisée par le retour de Sodome et de ses filles, de Samarie et de ses filles, c'est-a-dire par la conversion de tout le monde païen, qu'elles figurent (Ez 16, 53-63). Ses sujets sont marqués au front du signe , thav, exprimant la croix rédemptrice (Ez 9, 4 et 6). Son trait distinctif est la sainteté, qui consiste dans le changement du cœur, le renouvellement de l'esprit et la droiture de la vie pratique et des mœurs (Ez 11, 19- 20 ; 36, 20). Plus précisément, c'est une transformation d'ordre spirituel, qui atteint toute l'âme; c'est la justification personnelle et ses effets, le baptême (Ez 26, 25), la rémission des péchés, le don de la grâce, (Ez 26, 26), l'inhabitation de l 'Esprit, (Ez 26, 27), avec, comme suites de cet état nouveau, la paix, la sécurité, la sainteté, la familiarité avec Dieu, l'abondance des biens.

Christ est ressuscité !

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MessageSujet: Daniel   Sam 14 Avr - 16:42

DANIEL

Né à Bethabara, près de Jérusalem et issu de la tribu de Juda (Dn 1, 6), il fut déporté à Babylone en 605 ou 604 avant Jésus-Christ, vers l’âge de 14 ans. Il fut confié, avec d’autres jeunes gens à Asphenez, chef des eunuques du palais. Daniel fut élevé au palais du roi pendant 3 ans. Son nom fut changé en Baltassar.
Daniel pria l’échanson de le laisser vivre en respectant la Loi juive (Dn 1, 11-13).

Après une épreuve, on le lui permit. Il apprit l’écriture cunéiforme et la langue assyro-babylonienne avec toutes les sciences qui y étaient rattachées. Il disposait également d’un don très apprécié en Babylonie : celui d’interpréter les songes (Dn 1, 17). Au terme de son éducation, vers l’an 602 ou 601 avant Jésus-Christ, avec ses 3 compagnons, il fut présenté à Nabuchodonosor qui les trouva si sages et instruits qu’il les admit à sa cour pour le servir (Dn 1, 20).

C’est à ce moment qu’il sauva Suzanne de la mort (Dn 13, 1-64) en démasquant les calomniateurs.
Peu de temps après, (Dn 2, 1), le roi Nabuchudonosor fut effrayé par un songe. Les mages et les savants convoqués par le roi ne parvinrent pas à l’interpréter et c’est Daniel, en confessant le vrai Dieu, qui expliquera au roi le sens du songe. En l’occurrence, les 4 grands empires de l’Antiquité (Babylone, Perse, Grèce, Rome) seraient brisés par un royaume, l’Eglise qui durera éternellement (Luc 1, 32-33). Nabuchodonosor reconnut le Dieu du ciel et fit du prophète le prince des sages de son royaume.
Nabuchodonosor fit connaître à Daniel un autre songe, bien des années après (Dn 3, 98-4, 34) qui annonçait une folie passagère du roi dont il ne sortirait qu’en reconnaissant le vrai Dieu et Sa miséricorde.

A la mort de Nabuchodonosor en 561 avant Jésus-Christ, Daniel conserva ses fonctions à la cour, sous ses successeurs. Il eut 2 révélations. L’une en 542 avant notre ère (Dn 7) : il s’agit de la vision de 4 grands animaux et de l’Ancien des jours. Deux ans plus tard, la seconde vision complète la première (Dn 8). L’ange Gabriel lui donna l’intelligence de cette vision : elle marquait le développement de l’empire médo-perse et de l’empire grec avec une prédiction sur le règne d’Antiochus IV Epiphane.

En 538 avant Jésus-Christ, au cours d’un festin (Dn 5) le roi profane les vases provenant du Temple de Jérusalem. Les mots tracés par une main mystérieuse annoncent la fin de l’empire babylonien qui sera livré aux Médo-Perses. Daniel fait l’éloge de Nabuchodonosor, ancêtre du roi Baltassar qui avait fini par reconnaître la souveraineté de Dieu.

Babylone prise, C’est Darius le Mède qui en devint le prince. Il tient Daniel en haute estime. C’est à ce moment-là que Daniel eut sa vision relative aux 70 semaines (Dn 9, 1-4), lors d’une méditation sur les 70 ans prédits par le prophète Jérémie et qui étaient sur le point de se terminer. L’ange Gabriel lui annonça alors dans un avenir lointain, les 70 semaines d’années qui commencent avec la reconstruction de Jérusalem et s’achèvent à la mort violente du Messie, par une nouvelle alliance.

Mais l’influence politique de Daniel sur Darius déplût aux grands de Babylone qui  cherchèrent à le perdre par un stratagème en l’obligeant à adorer le roi. Daniel n’en eût cure et se maintint dans la fidélité au vrai Dieu. Il fut jeté, au grand dam du roi, dans la fosse aux lions (Dn 5-6 ; Ez 19, 6-9) dont il sortit sain et sauf. Darius publia un décret ordonnant de révérer le Dieu de Daniel, Dieu vivant et éternel, Dieu libérateur et sauveur dont le royaume ne sera pas détruit » (Dn 6,29).

C’est alors que Cyrus, roi des Perses permit aux peuples vaincus et exilés de regagner leur patrie (Esdras 1, 1). Daniel ne retourna pas à Judée, en raison de son grand âge mais aussi parce qu’il était toujours utile pour aider les exilés à rentrer chez eux et restaurer Jérusalem. A nouveau, la fidélité de Daniel est mise à l’épreuve par Cyrus qui lui reproche de ne pas adorer les idoles sans vie. Mais après avoir étouffé le serpent que les Perses considéraient comme un dieu, Daniel est à nouveau condamné à être jeté dans une fosse aux lions (Dn 14) dont il sort vivant, amenant une nouvelle fois le souverain à reconnaître la grandeur de Dieu.
Une dernière révélation en 536 avant Jésus-Christ (Dn 10, 1-4) éclaire Daniel sur l’avenir de son peuple. Un ange lui annonça la venue d’un roi vaillant, à l’origine de la monarchie gréco-macédonienne qui succèdera à l’empire médo-perse. La Syrie et l’Egypte seront en proie à des luttes sanglantes. L’un de ces rois, (en fait Antiochus IV Epiphane) fera une guerre terrible en Judée mais il périra et le peuple sera sauvé par l’ange Michel. Tous ces évènements sont racontés dans le 1er livre des Maccabées.

Ce fut la dernière vision de Daniel. On ne sait rien de la fin de sa vie ni des circonstances de sa mort.
Daniel fut un docteur de justice et de piété  et un protecteur pour ses frères, en adoucissant les conditions de leur exil (2 Rois 25, 27-30). Il préserva son peuple de l’apostasie. Dieu l’envoya comme prophète en Israël et il envoya dans le même temps le prophète Ezéchiel pour secourir Son peuple dans la très grave situation qui mettait la foi du peuple d’Israël en grand danger.

Daniel fut un témoin de la gloire de Dieu : les Babyloniens considéraient que leur victoire et leur domination étaient le signe de la puissance de leurs dieux. L’exil d’Israël était donc la défaite de Dieu qui n’était plus alors qu’un dieu local, abaissé et diminué. C’est pourquoi à différentes reprises, Daniel eût l’occasion de relever la gloire humiliée de Dieu, dont le pouvoir est éternel.

Enfin, Daniel, au milieu d’empires aussi puissants qu’idolâtres, développa dans ses visions l’espérance messianique : il décrit un royaume, dont l’origine est inconnue et qui succèdera aux grands empires et royaumes. Son prince en sera le Messie et ce royaume ne sera jamais détruit en dépit des vicissitudes.

Deo gratias !

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